Torcy veut son école.   Imprimer
Par Claude   
Dimanche, 07 Mars 2004

Les élus se battent contre l'administration pour la réouverture de l'école du village.

TORCY : La population en forte augmentation : la municipalité veut son école maternelle.
Patrick Cornu le jeune maire de Torcy, 41 ans, aurait tout pour être heureux si quelques contrariétés administratives ne venaient troubler ses nuits. Depuis qu'il a succédé à Gérard Alisse, il a pris très à coeur sa tâche avec l'aide de conseillers qui n'hésitent pas à retrousser leurs manches dès que le besoin s'en fait sentir. Et les premiers résultats n'ont pas tardé à venir. Avec notamment les travaux de rénovation et l'agrandissement de la mairie qui seront inaugurés ce samedi 13 mars. Pour assurer une école publique de qualité en milieu rural, les élus locaux et la commission scolaire de la communauté de communes, que préside Patrick Cornu, ont consenti des efforts très importants en créant un service périscolaire avec cantines et garderies dans chaque Rpi. Là aussi ce travail a porté ses fruits et la population du village est passée de145, en 1999, à 168 de nos jours, avec l'arrivée de jeunes couples et ...d 'enfants. Au sein du Rpi les conditions sont remplies pour rouvrir une nouvelle maternelle à Torcy qui a entrepris toutes les démarches. En 2003, le Rpi a accueilli 70 élèves et la maternelle de Royon, qui intègre 3 enfants trisomiques, avec 30 inscrits a refusé l'accueil de 6 élèves. A la prochaine rentrée, 87 élèves seront scolarisés dont 50 en maternelle. En outre la construction de huit logements à Lebiez, de type F4, va encore amplifier ce mouvement. II est bien évidement que tous les enfants ne pourront être scolarisés et que l'ouverture d'une maternelle était justifiée. Seulement la politique ne va pas dans ce sens mais plutôt vers des fermetures. Pour Patrick Cornu, cela signifierait :" le début d'une nouvelle hémorragie dont souffrirait le système éducatif rural". En outre cela va à l'encontre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation selon le premier magistrat. Pour l'instant l'inspecteur d'Académie a reporté sa décison en juin. Autre pomme de discorde avec le,prix de l'immobilier qui a flambé ces derniers temps. Le village compte 81 habitations dont huit sont occupées par des résidents de la communauté européenne. Mais une seule famille séjourne effectivement au village et il n'y a pratiquement pas de terrains à vendre. Patrick Cornu souhaiterait que les municipalités bénéficient d'un droit de préemption pour les maisons venant à se libérer. Et ce pour permettre aux jeunes de venir s'installer et vivre au village.